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          Mars One : Mon aventure, le roman d'Auguste de Madec : Chapitre 1
  
Mars One : Mon aventure, le roman d'Auguste de Madec : Chapitre 1
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Date : 29/06/2014






"Mars One : Mon aventure" est un roman écrit par Auguste de Madec (L'Héritier de l'Eau, Les Pousseurs) qui s'inspire du projet Mars One visant à établir une colonie humaine sur la planète Mars en 2025. Il s'agit d'une fiction qui ne préjuge pas du succès ou non du projet dans les années à venir.

Nous vous proposons de découvrir dès maintenant le 1er chapitre du roman.

MARS ONE : MON AVENTURE


Contacter l'auteur Auguste de Madec
Chapitre 1

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Chapitre 1


*** WILL ***


       Le réveil est douloureux. Le mal de tête est terrible. C’est comme si j’avais des courbatures dans tout le corps et jusque dans mon cerveau. Mon cerveau tout ramolli après les quantités d’alcool que j’ai absorbées la veille. En même temps, on n’a pas tous les jours dix huit ans alors j’en ai profité. Je vais juste le payer toute la journée maintenant. Peut-être que j’aurais dû organiser ma fête ce week-end comme me l’avaient suggéré mes parents. J’ai voulu faire mon rebelle et voilà le résultat.
       La tête collée sur l’oreiller, c’est comme si une main invisible m’empêchait de bouger. Dans un effort ultime, je parviens à rouler sur le côté et me retrouver sur le dos. Oh bordel que ça tourne ! Une nuit de quatre heures, c’est court. J’ai l’impression que mes tempes sont devenues incroyablement sensibles dans la nuit. Ma tête va exploser, je crois. Ce n’est pas ma première gueule de bois mais celle-là, elle est corsée.
       « Will ! »
       J’entends ma mère qui hurle en bas de l’escalier. Je pivote la tête vers mon réveil. Il est sept heures cinq. Je dois me lever sinon je suis bon pour une heure de retenue ce soir. Mon rituel matinal est parfaitement minuté. Mais le moindre grain de sable et je peux me retrouver en retard en cours. J’optimise au maximum mon temps de sommeil. Je suis un gros dormeur alors il n’est pas question que je gaspille une minute de trop à attendre les profs.
       « William Quinn ! », hurle de nouveau ma mère.
       Quand elle utilise mon prénom en entier en ajoutant le nom de famille, c’est qu’elle commence à perdre patience. Si je ne saute pas de mon lit, elle va débarquer dans ma chambre pour me tirer hors de mes draps. Une expérience que je préfère éviter autant que possible. Je dois me faire violence.
       « Je descends ! »
       Mon cri sort bizarrement. J’ai la gorge sèche et la bouche pâteuse. Je commence à m’asseoir pour pouvoir étirer mes bras. Mes os se mettent à craquer. Ca y est, je deviens vieux. A ce rythme, la journée va s’écouler et je serai toujours au lit. Je me jette sur le tiroir de mon chevet pour sortir une canette de boisson énergisante. Je prends trois gorgées, je reprends mon souffle, j’enchaîne avec trois autres et je commence à ressentir les effets bénéfiques. Mes muscles semblent se réactiver comme par magie. Comme si j’étais une voiture qui venait de recevoir son plein d’essence. A cette heure là, évitez de me demander des métaphores plus poussées !
       Je bondis du lit, cours vers la salle de bains, prends une douche éclair, passe devant le miroir pour soigner ma présentation – je préfère encore arriver en retard que négligé – et je dévale les marches jusqu’à débarquer dans la cuisine. Ma mère m’y attend avec une expression réprobatrice.
       « Ah bah enfin ! », se plaint-elle.
       « Désolé. »
       J’ai appris assez tôt qu’il était préférable de s’excuser plutôt que d’essayer de se justifier avec elle. Je n’ai pas le temps d’un échange conflictuel ce matin. Mon père est attablé et lit le journal local. Oui, un journal papier. Un des derniers dinosaures à lire sur autre chose qu’une tablette tactile. En plus, ce n’est pas très hygiénique. Peut-être que ça donne un petit goût intéressant à ses croissants
        Cette simple pensée me donne envie de vomir. Mon estomac est encore mal-en-point.
       « Tiens ! », me lance ma mère en tendant une assiette avec des tartines de confiture.
       Mauvaise idée !
       « Désolé, je n’ai pas le temps, maman. Dylan passe me prendre dans deux minutes. »
       Excuse bidon mais c’est mieux que de menacer de retapisser la cuisine.
       « Comme tu veux », me dit-elle en posant l’assiette sur la table avec l’air dépité.
       « Moi, je les veux bien ! », s’exclame Olivia, ma petite soeur de sept ans.
       « Tu as déjà eu ta part, Liv », l’avertit ma mère en retenant sa petite main avant qu’elle ne prenne une des tartines.
       Quelle logique discutable ! Je n’ai pas faim et elle me forcerait presque à enfourner ce petit déjeuner et Liv qui les réclame n’y a pas droit
        Je m’abstiens de faire une remarque à ce propos. En fait, je m’abstiens de parler autant que possible. Mon cerveau tourne au ralenti. Et ça pourrait se voir. Comme j’ai fait des pieds et des mains pour que ma soirée d’anniversaire soit organisée en semaine, mieux vaut ne pas donner de prétexte à mes parents. Si je veux pouvoir renouveler l’expérience, il faut que je me montre digne de leur confiance.
       Ma poche vibre. C’est Dylan. Il est devant la maison.
       « A ce soir ! »
       « A ce soir, Will. Pas de bêtises, hein ! », lance mon père en levant les yeux de son journal.
       J’ai droit à la même réflexion tous les jours. La communication entre nous n’a jamais été formidable. Alors vu qu’il ne sait pas quoi me dire, voilà à quoi nos échanges en sont réduits. Il me parle comme si j’avais encore dix ans. Sauf que je suis majeur maintenant.
       « Ne rentre pas trop tard ! », ajoute ma mère.
       Ca, c’est son obsession. Etre en retard, ça veut dire foutre en l’air son planning et elle ne le supporte pas. La vie dans la maison Quinn est très carrée. Carrée ou ennuyeuse ? Si vous voulez mon avis, c’est la vie en général à Presque Isle qui est mortelle. Moins de dix mille habitants. Ca fait rêver non ? Non ! Inutile de vous dire que je ne compte pas m’éterniser dans ce trou.
       Quand je rejoins Dylan dans sa voiture, il est en train d’écouter à fond sa musique de hard metal. Je n’ai jamais accroché à ce style musical. Il le sait donc quand il me voit arriver, il baisse le son. Je préfèrerais qu’il le coupe carrément mais je sais me montrer tolérant quand il le faut. Une amitié, ça comprend aussi son lot de sacrifices.
       « Salut, Will. La gueule que t’as ! »
       « Je te retourne le compliment, mec ! »
       Il démarre et c’est direction le lycée de Presque Isle, Terre des Wildcats. Il fait un temps magnifique. J’imagine que des cerfs-volants virevoltent au-dessus de la plage. Que j’aimerais pouvoir aller rêvasser sur le sable ! J’aimerais pouvoir dormir en fait. J’ai un mal fou à garder les yeux ouverts. Le soleil est comme un ennemi ce matin. Il me dore la peau mais il me brûle les pupilles aussi.
       « T’es pas très causant ce matin, Will. Toujours pas remis d’hier ? »
       Quel vantard ! Il s’adresse à moi avec condescendance. Comme si j’étais une petite chose fragile. Le pire, c’est que lui a l’air en pleine forme alors qu’il était présent aussi. Il a sûrement moins bu que moi. Ca doit être ça le secret.
       « Evite de parler trop fort, Dylan. Ca tambourine là haut. T’as pas idée ! »
       Il se met à ricaner et à me donner un coup de coude.
       « Je t’avais dit d’y aller mollo sur la picole pourtant ! », me lance-t-il.
       « Quand ça ? »
       Aucun souvenir de cette conversation.
       « Quand tu commençais à renifler le cou de Kate, mec ! »
       « Quoi ? »
       Il rit à gorge déployée.
       « On aurait dit un animal, Will. Mais je te rassure. Kate était autant bourrée que toi alors elle te reniflait les cheveux. Des bestiaux, je te dis ! »
       Quelques images et senteurs me reviennent en mémoire. Oh bon sang !
       « On m’a vu faire ça ? A part toi je veux dire... »
       « Voyons voir... »
       Il affiche une expression faussement sérieuse et feint une réflexion profonde.
       « Alors ? »
       « Tout le monde, mon pote. Tout le monde t’a vu. Tu étais la star de la soirée, je te rappelle. Personne n’oubliera les 18 ans de William Quinn, du coup. »
       Je baisse la vitre de ma portière pour inspirer de l’air frais. Je me sens malade.
       « J’ai besoin de... »
       « Tu ne te sens pas bien, Will ? »
       Je respire profondément.
       « Ca va aller. Laisse-moi deux minutes. »
       Je l’entends pouffer de rire dans mon dos. Mes poumons se chargent d’un air pur. Je finis par me sentir mieux. Tellement mieux que je pourrais m’endormir comme ça, la tête au vent. Tandis que mes yeux se ferment, la voiture se déporte. Dylan me tire par l’épaule et me donne une claque.
       « Eh ! »
       « Eh oh, tu veux te faire décapiter ou quoi, Will ? »
       « Je suis crevé, mec. J’ai besoin de dormir. Je ne vais jamais tenir toute la journée. »
       « T’es un adulte maintenant. Ressaisis-toi, mon pote ! »
       Quel rabat-joie !
       « Oh ça va, je suis adulte que depuis hier ! Qu’est-ce que tu avais fait d’extraordinaire pour tes 18 ans, toi ? »
       J’ai l’esprit tellement embrouillé que je suis incapable de m’en souvenir. C’était il y a un peu moins de deux mois pourtant. Dans quel état se trouvait Dylan le lendemain de son anniversaire ? Je me creuse la tête en vain. Je suis pathétique.
       « Will, tu dois vraiment être dans le coaltar. Je t’avais bassiné avec ça pendant toute la journée. »
       Je remonte la vitre et je me prends la tête entre les mains. Peut-être que ça m’aidera à me rafraîchir la mémoire. Stupide, hein ?
       « Ca me revient. Tu t’étais inscrit à un truc débile. Un concours, je crois. Non ? »
       « Débile... Ton terme de l’époque déjà. Sauf que ce n’est pas débile du tout. C’est au contraire le concours ultime », rétorque Dylan.
       « Si tu le dis. »
       Je tourne la tête vers lui. Il est concentré sur la route. Il est assuré. Je le sens infiniment plus mature que moi. Aujourd’hui encore plus que les jours précédents. Il aurait pu être le grand frère que je n’ai jamais eu. Celui qui m’aurait sorti de mes galères. Encore et toujours.
       Il jette un coup d’oeil dans ma direction avec un sourire en coin.
       « Bon, je te donne un indice. Tu m’avais dit à l’époque que tu t’inscrirais aussi. Que ce serait peut-être notre chance pour nous éloigner le plus possible de Presque Isle. »
       Le déclic tant attendu arrive.
       « Mars One ! »

A SUIVRE...

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