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          Lisez le chapitre 15 de L'affaire Jennifer Lockmiller (Novella du Crime)
  
Lisez le chapitre 15 de L'affaire Jennifer Lockmiller (Novella du Crime)
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Date : 17/01/2015






Si vous avez déjà lu le dernier livre d'Auguste de Madec (une histoire vraie) intitulé Novella du Crime : L'affaire Jennifer Lockmiller, vous savez qu'à la fin, il est fait mention que des éditions futures de cette même novella pourraient voir le jour avec l'ajout de nouveaux chapitres.

C'est le cas aujourd'hui avec l'ajout d'un nouveau chapitre. De nouveaux éléments ont vu le jour dans cette affaire depuis le début de l'année. Pour ceux qui ont déjà acheté le roman, il suffit de mettre à jour l'édition dont vous disposez déjà sur Amazon. Si vous rencontrez des difficultés, aucun souci. L'auteur a décidé que les nouveaux chapitres seront publiés en parallèle sur son site officiel pour faire face aux éventuels problèmes techniques.

Veuillez noter que si vous n'avez pas lu la Novella du Crime : L'affaire Jennifer Lockmiller, le chapitre qui suit ne fera pas beaucoup de sens. Pour les autres, découvrez ci-dessous les rebondissements judiciaires de ces dernières semaines.

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Chapitre 15


UNE VICTOIRE ET UNE DEFAITE


        Une très bonne nouvelle tombe pour Alan Beaman le 9 Janvier 2015. Ce jour là, le Gouverneur de l’Illinois Pat Quinn le gracie, un geste symbolique puisque Beaman est en liberté depuis plusieurs années maintenant. Le Gouverneur gracie de la même façon 231 autres personnes.
       Cette grace n’apporte aucune nouvelle compensation financière mais selon Karen Daniel, l’avocate de Beaman qui travaille sur l’affaire depuis 17 ans, ça reste un geste important.
       « C’est une déclaration par le plus haut responsable élu de l’Illinois qu’il est en fait innocent. Après tout ce qu’il a vécu, c’est une déclaration symbolique vraiment importante et quelque chose qu’il peut porter avec lui tout au long de sa vie. Alan Beaman a vraiment été abusé par le système. Il a été dépouillé de tellement de choses qu’il ne pourra jamais récupérer. »
       C’est l’une des dernières actions de Quinn qui cède peu de temps après son siège à Bruce Rauner. Le premier concerné, Alan Beaman, réagit alors à ce geste.
       « Je ne m’y attendais vraiment pas. C’est passionnant de voir que le gouverneur pensait qu’il était important de dire que je suis innocent. Ca met un point d’exclamation à toute la procédure. »
       En effet, Alan pensait que son certificat d’innocence rendrait cette autre démarche moins urgente pour Quinn qui a travaillé sur plusieurs centaines de demandes. A ce moment de sa vie, Beaman a 42 ans et il est un ingénieur de conception, il est toujours marié et vit dans sa ville natale de Rockford. Il profite de cette déclaration pour évoquer la mauvaise gestion des poursuites contre lui ainsi que l’impact des condamnations injustifiées.
       « C’est pourquoi la décision du Gouverneur Quinn est tellement importante aujourd’hui. C’est pour faire ce qui est juste et donner un exemple de sorte à ce que les gouverneurs à venir se souviennent que ça peut être fait. Il y a d’autres graciés qui méritent le pardon aussi. »
       Après cette très bonne nouvelle, on se dit qu’il ne manque plus qu’une chose au bonheur d’Alan Beaman : un succès dans son procès fédéral contre trois policiers, Tim Freesmeyer, Frank Zayas, Dave Warner ainsi que la ville de Normal. Malheureusement, sur ce front, tout n’est pas si facile. Le 13 Janvier 2015, le Juge Joe McDade rend son verdict. Et selon lui, les trois policiers n’avaient aucun contrôle sur les informations non dévoilées durant le premier procès d’Alan. De fait, Beaman ne peut pas les tenir pour responsables. Qui savait alors ? Le procureur Souk qui ne fait plus partie de la liste des personnes attaquées par Alan dans le cadre de ce procès. Plutôt commode…
       « Beaman n’explique pas quelles autres preuves il aurait pu présenter et qui auraient pu pointer vers Stacey Gates en tant que meurtrier même si le tribunal de première instance lui avait permis de le faire », déclare le Juge Ann Williams. « Il est très peu probable que le tribunal de première instance aurait autorisé des preuves montrant que Gates était le vrai meurtrier étant donné son alibi solide. Et en l’état, Beaman n’a présenté aucune preuve pour discréditer l’alibi de Gates. »
       Dans le cas de Stacey Gates, l’innocence jusqu’à preuve du contraire fonctionne parfaitement. La justice Américaine est la seule à décider de qui y aura droit.
       Selon cette même justice, les policiers ont dévoilé les résultats des tests de polygraphe au procureur et ceux-ci n’auraient pas pu être utilisés durant le procès de toute façon. Sans compter que les officiers de police avaient droit à l’immunité.
       « Nous sommes déçus par la décision du Juge mais pas complètement surpris », déclare Jeff Urdangen, avocat de Beaman. « Nous continuerons avec le procès dans le Comté de McLean. »
       L’affaire n’est donc pas finie. Quid du véritable meurtrier ? Toujours aucune nouvelle. A ce rythme, il pourrait mourir de mort naturelle avant d’être arrêté.
       Mais pourquoi la justice a-t-elle décidé de ne pas condamner ces policiers ? Voici quelques précisions utiles pour mieux comprendre. Essayez de ne pas trop vous noyer dans cette piscine juridique.
       Commençons par les tests de polygraphe…
       Concernant Stacey Gates, ancien petit ami de Jennifer Lockmiller au moment du meurtre, ce dernier avait récemment emménagé à Peoria pour être plus près de la jeune femme. Gates et Lockmiller avaient comme plan de se remettre ensemble le week-end après le meurtre. Ces simples éléments ont suffi à ce que Gates passe un test de polygraphe. Le rapport de ce test stipule que Gates a donné des réponses erratiques et incohérentes. Le détective Warner a reçu le rapport et l’a transmis à son superviseur Frank Zayas mais Zayas n’a jamais transmis le rapport à l’assistant du procureur de la République Souk. Pas plus qu’à l’avocat de Beaman. Malgré l’ambiguité entourant le rapport, Gates a été éliminé en tant que suspect du fait des enregistrements montrant qu’il travaillait en tant que professeur à l’école de Peoria le 25 Aout 1993.
       Pour information, la distance entre les villes de Normal et Peoria est de 55 kilomètres. On ne dispose que de peu d’éléments concernant la journée de Gates. On sait qu’il a travaillé ce jour là à Peoria mais n’a-t-il pas pris de pause déjeuner ? A-t-il travaillé toute la journée ? Comme la police a éliminé ce suspect très vite, on l’ignore. Peut-être qu’un professeur d’école est au-dessus de tout soupçon pour les policiers de Normal… La piste que le meurtrier ait roulé plus de 200 kilomètres pour commettre un crime en moins de 10 minutes est plus crédible aux yeux de ces mêmes personnes. N’y voyez pas une accusation sur Stacey Gates. Seulement, les éléments autour de l’enquête sur Gates semblent bien légers comme vous pourrez le constater un peu plus loin.
       Passons à John Murray, le trafiquant de drogue. Vous savez déjà tout de lui. Il a menti à la police et la liste de ses méfaits est longue comme le bras. Pourtant, malgré des résultats de test de polygraphe ambigus, la police et les procureurs décident de se concentrer sur Beaman.
       Avant le procès, le procureur Souk a déposé une requête in limine pour exclure des preuves sur des relations de Jennifer Lockmiller avec des hommes autres que Beaman et Swaine. A ce moment là, Souk a insisté pour dire que Murray n’avait rien à voir avec cette affaire en précisant que Beaman ne devait pas être autorisé à offrir des preuves de suspect alternatif sauf si ce n’était pas spéculatif. Innocence jusqu’à preuve du contraire pour Murray également. Au yeux du procureur, il vaut mieux être un trafiquant de drogue menteur et frappant sa copine qu’un jeune homme sans histoire. Ne disposant pas des tests de polygraphe ni du passé criminel de Murray, l’avocat d’Alan n’a pas pu répondre aux demandes de Souk. Et du fait de la requête in limine, le nom de Murray n’a jamais été évoqué pendant tout le procès avec l’issue qu’on connaît.
       Le procès fédéral d’Alan Beaman a échoué du fait de trois points remontés par les Juges : Alan Beaman n’a pas présenté de preuves suffisantes pour ce qui est de l’existence d’une conspiration, le rapport sur le test du polygraphe de Gates ne constituait pas une preuve de culpabilité ou d’innocence et les policiers avaient droit à l’immunité pour dissimuler les résultats du test du polygraphe de Murray aux procureurs.
       Revenons sur le test du polygraphe pour lequel Beaman dénonce une violation dite Brady en référence à une affaire datant de 1963. Pour qu’il y ait violation Brady, il faut que trois éléments soient réunis. La preuve cachée doit être favorable à l’accusé parce qu’elle est à décharge ou qu’elle met en accusation quelqu’un d’autre. La preuve doit être dissimulée par l’Etat, volontairement ou non. Enfin, l’évidence doit être matérielle, c’est-à-dire qu’il doit y avoir une probabilité raisonnable que l’issue de la procédure aurait été différente.
       La Cour considère que les deux premiers éléments sont réunis dans l’affaire Beaman mais pas le troisième. La preuve n’est pas vue comme matérielle. La Défense de Beaman pretend qu’elle l’est puisque Stacey Gates était tellement amoureux de Lockmiller qu’il a déménagé du Wisconsin vers Peoria pour être plus près d’elle mais il a appris peu avant sa mort qu’elle ne voulait pas se remettre avec lui. De fait, Gates avait un motif de la tuer. La Défense ajoute que l’alibi de Gates – à savoir qu’il travaillait dans une école le jour du meurtre – n’était pas plus convaincant que celui de Beaman et que le jury aurait pu conclure qu’il était même moins convaincant. Mais Alan a stipulé durant le procès que Gates travaillait à l’école le jour du meurtre. S’il avait su pour ce rapport, il aurait pu ne pas dire cela. Il aurait pu persuader la Cour d’autoriser des preuves que Gates était le meurtrier et sa Défense aurait pu enquêter davantage pour voir si Gates avait quitté l’école le jour du meurtre. Mais selon la Cour, l’argument hypothétique de Beaman échoue parce qu’il n’a pas montré une probabilité raisonnable que le résultat du procès criminel aurait été différent si le polygraphe de Gates avait été dévoilé. Il n’explique pas quelle autre preuve il aurait présenté qui aurait permis de prouver que Gates était le meurtrier.
       Peut-être que certains d’entre vous font déjà des bonds en l’air en lisant ceci. Lisez la suite. La Cour considère qu’il est très peu probable que durant le procès des preuves montrant que Gates était le veritable meurtrier auraient été autorisées. Pourquoi ? A cause de son solide alibi que Beaman n’a pas pu démonter. Il n’a pas montré de preuve que Gates a quitté l’école ce 25 Août 1993. Il n’a pas interrogé de témoins pouvant dire que Gates était parti ou fournir de preuves suggérant que Gates n’était pas à l’école durant toute la journée. Au moment de l’enquête, le détective Freesmeyer a interrogé le principal de l’école qui a fourni le fichier d’enregistrements et selon le rapport de police, il a vérifié que Gates était présent à l’école entre 8h et 16h. Donc peu importe le polygraphe, sans l’opportunité, il ne pouvait être vu comme une preuve matérielle.
       Qu’en est-il du test de polygraphe de John Murray ? Il ne constitue en rien une preuve de culpabilité de Stacey Gates. Il ne permet pas de faire de Gates un suspect viable.
       Ca, c’est pour l’impact inexistant du polygraphe de Murray sur Gates. Mais qu’en est-il de ce test pour Murray lui-même ?
       Dans sa plainte, Alan Beaman explique que selon lui, la Cour n’aurait pas dû accorder l’immunité aux policiers lorsqu’ils ont omis de remettre le rapport du polygraphe de Murray au procureur. Comment la loi décide d’accorder l’immunité à un officiel ? Premièrement, est-ce que le plaignant a vu un de ses droits constitutionnels violé et deuxièmement, est-ce que le droit en question était clairement établi au moment et dans les circonstances présentées ?
       A la première question, la Cour répond par l’affirmative.
       A la deuxième question, le plaignant peut montrer qu’un droit est clairement établi de deux manières : il peut indiquer une affaire analogue établissant le droit comme libre de la conduite en cause ou il peut montrer que la conduite en question était tellement énorme qu’aucun individu raisonnable n’aurait pu penser que ça n’aurait pas violé les droits établis.
       Qu’a choisi la Défense de Beaman ?
       L’affaire analogue à savoir celle de Brady. Mais la règle dans l’Illinois, c’est d’exclure l’introduction de preuves liées à des tests de polygraphe ainsi que leurs résultats. Beaman n’a fait référence dans sa plainte à aucune affaire d’avant 1995 et jugée par une Cour de l’Illinois établissant que des preuves inadmissibles pour inculper un autre suspect ou des tests de polygraphe peuvent constituer des preuves matérielles à décharge.
       Toute la subtilité tient dans la date. En effet, trois mois après la fin du procès Beaman, une autre affaire connue sous le nom de Wood a permis de montrer que des tests de polygraphe inadmissibles avaient une chance de devenir des preuves dites Brady.
       Vous l’aurez compris, la Cour considère qu’avec ces éléments, les policiers ont droit logiquement à l’immunité.
       Le dernier point du procès fédéral porte sur l’existence d’une conspiration. Là encore, pour établir qu’il y a eu conspiration, tout est très technique. On se demande parfois si des robots ne pourraient pas tirer les mêmes conclusions…
       Pour prouver qu’il y a eu conspiration, le plaignant doit montrer que les individus sont tombés sur un accord le privant de ses droits constitutionnels et que des actes manifestes dans la poursuite l’ont effectivement privé de ces droits.
       La Cour est d’accord pour dire que retenir des preuves sur Murray représentent des actes manifestes qui ont violé ses droits. Qu’en est-il de la première partie relative à l’accord entre des individus ? Il n’y a pas de preuve irréfutable. Ce serait trop simple et même aux yeux de la loi, ça ne paraît pas évident à obtenir. C’est pourquoi des preuves circonstancielles sont suffisantes. D’après Beaman, il y a eu deux volets. Dans le premier, les détectives Warner et Zayas ont supprimé des preuves, à savoir les rapports de polygraphe de Gates et Murray. Avec l’aide de l’assistant du procureur de la République Souk puisque c’est Souk qui a tout fait pour que Gates et Murray soient exclus du procès sous de fauts prétextes. Dans le deuxième volet, le détective Freesmeyer a préparé des rapports de police trompeurs sur les trajets d’Alan Beaman entre la banque, sa maison et Normal. Là encore, Souk a contribué en mentant à la Cour et au jury puisqu’il a dit qu’aucun autre suspect alternatif n’existait.
       La Défense de Beaman avance une chronologie de la conspiration en sept étapes. Premièrement, dès le premier jour de l’enquête sur le meurtre de Jennifer Lockmiller, Freesmeyer et Souk pensaient que Beaman l’avait tuée. Deuxièmement, alors que Gates et Murray étaient tous deux des suspects alternatifs, les rapports de leurs polypraghes n’ont pas été transmis au procureur. Troisièmement, Freesmeyer à dit au grand jury qu’il n’y avait aucun autre suspect avec un motif pour tuer Lockmiller. Quatrièmement, Souk a demandé à un autre procureur de ne pas poursuivre Murray en justice pour son arrestation récente dans une affaire de drogue pour ne pas révéler le passé criminel de Murray. A cette époque, Murray était sur la liste des témoins du gouvernement. Au même moment, Freesmeyer signait les rapports de police pour les arrestations de Murray. Cinquièmement, Souk a dit à la Cour et au jury qu’il n’y avait aucun suspect alternatif. De fait, la Cour a exclu toute référence à d’autres suspects. Sixièmement, Souk a dit au jury que tous les autres suspects ont été éliminés donc le jury n’a jamais eu connaissance de l’existence de Murray. Septièmement, tout au long de l’enquête et du procès, il y a eu des contacts rapprochés entre la police et les procureurs.
       Face à cela, on peut réagir avec bon sens ou jouer de mauvaise foi. A votre avis, qu’a choisi la Cour ? La deuxième solution évidemment en prétendant que la théorie en sept étapes de Beaman était très peu plausible. Pourquoi ? Certaines pièces du puzzle sont manquantes pour prouver tout cela.
       D’après la Cour, c’est principalement Souk qui ressort comme responsable dans cette affaire. Malheureusement, ce dernier est protégé par une immunité absolue…

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